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aperdyne - Le saint suaire de turin

Le saint suaire de turin

aperdyne - Le saint suaire de turin
Le Saint Suaire est une pièce de lin de 4 m de long sur 1 m de large et porte la double empreinte d'un homme allongé.  Cette image, visible à l’œil nu, sous forme de taches sombres sur fond clair, devient sur un négatif photographique d'une étonnante précision. On voit alors beaucoup plus distinctement un corps qui évoque en tout point l'image traditionnelle du Christ dans son linceul. On peut observer  non seulement la couronne d'épines, mais aussi les blessures au niveau du poignet et des pieds et du flanc. Mieux, on  distingue à ces endroits des marques qui évoquent des marques de sang.

En outre, non seulement l'empreinte ressemble fidèlement à l'idée que l'on se fait du Christ dans son linceul, mais elle ne semble absolument pas avoir pu être faite de main d'homme. En particulier, on ne distingue pas les contours du sujet, alors que, jusqu'à une époque relativement récente, pour donner leur forme aux corps, les artistes peignaient toujours les contours.
aperdyne - Le saint suaire de turin
Le premier possesseur connu du suaire est le militaire français Geoffroi de Charny, qui mourut en 1356. Le suaire n'aurait été exposé qu'après sa mort ( entre 1357 et 1370 ) dans sa ville de Lirey. Il partit ensuite pour Montfort, Saint-Hyppolyte-sur-Doubs, Genève, puis Chambéry, où il échappera de peu à l'incendie de la Sainte-Chapelle le 4 décembre 1532. Mais malgré les trous, les traces d'eau et de brûlures, l'image du suaire fut peu endommagée.

Après ces incidents, le suaire sera exposé à Milan, Vercelli, Chambéry, puis Turin, où il se trouve encore aujourd'hui.

Outre les réparations effectuées après l'incendie de 1532, le suaire fit encore l'objet de diverses retouches. La pièce que l'on peut voir aujourd'hui diffère donc sensiblement du linge original. Mais, heureusement, l'empreinte n'est guère affectée.
aperdyne - Le saint suaire de turin
L'ouvrage de Ian Wilson " Le suaire de Turin " a beaucoup contribué à renforcer l'intérêt pour le suaire et aussi à perfectionner les analyses dont il fait l'objet.

On connaissait déjà le portrait-robot de l'homme représenté sur le suaire.Grâce  aux travaux des médecins et des anthropologues, on sait, qu'il mesure 1,81 m, possède un indice céphalique de 79,9, un indice nasal de 70,9, un poids probable de 77kg, et appartient au type racial méditerranéen classique. Selon le grand anthropologue américain Carleton Coon, il s'agirait d'un Juif Sephardim ou d'un Arabe de la noblesse. L'homme est harmonieux et robuste, caractéristique qui, selon certains, pourraient être dues à la profession de charpentier exercée par le Christ. Quant à l'âge, quoique très difficile à évaluer, il se situe probablement entre 30 et 45 ans, ce qui cadre assez bien avec les données bibliques.
aperdyne - Le saint suaire de turin
Du point de vue anatomique, l'élément le plus frappant est que l'homme en question a manifestement fait l'objet d'une crucifixion. Plusieurs blessures le prouvent : la tuméfaction des deux sourcils, une déchirure à la paupière droite, une grande enflure à l'œil droit, le gonflement du nez, une blessure triangulaire sur la joue droite, une tuméfaction à la joue gauche, une enflure du côté gauche du menton, des traces tout autour de la tête pouvant avoir été laissées par une couronne d'épines, de multiples marques de lacération dur le dos, des blessures aux mains et aux bras, etc... Au niveau de toutes ces plaies se trouvent des taches. Sur la partie dorsale des bras, toutes ces traces évoquent fidèlement celles d'une crucifixion. Mieux, au niveau de la partie dorsale des bras, les écoulements de " sang " correspondent très exactement à ce que l'on peut observer sur un supplicié dont les bras en croix formeraient un angle de 65° avec la verticale.
aperdyne - Le saint suaire de turin
Fin des années 1970, les fils qui composent le tissu du suaire firent l'objet d'examens au microscope. Il s'agit d'un sergé en lin ayant pu être confectionné à l'époque du Christ. Il provient de plantes cultivées au Moyen et Proche-Orient. De son côté, le criminologue suisse Max Frei a fourni l'un des indices les plus probants en faveur de l'authenticité du suaire, grâce a l'analyse des grains de pollen présents à sa surface. Les grains de pollen flottent partout dans l'air et imprègnent toutes les substances sans même que l'on s'en rende compte. Comme ce sont des éléments très coriaces, qui conservent leur structure durant des dizaines de milliers d'années, ont peu, grâce aux études pollinologiques, connaitre la végétation d'un endroit donné à une époque particulière.

On peut ainsi déduire le climat des terrains fossiles. Pour étudier le suaire, le docteur Frei a appliqué des morceaux de papier adhésif en différents endroits du tissu. Les grains de pollen y ont adhéré. Il put les récupérer et les examiner en laboratoire.Non seulement il a ainsi découvert les traces de végétaux rencontrés lors des voyages historiquement connus du suaire, mais aussi celles de plantes spécifiquement moyen-orientales. Or, dans ses pérégrinations depuis 1350, le suaire n'a jamais quitté l'Occident.
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Les Américains ont analysé l'image en trois dimensions et cette représentation ne semble pratiquement pas déformée, contrairement à toutes celles que produisent les photographies ou les tableaux.

Pourquoi n'y a-t-il aucune trace du Suaire avant le XIVe siècle. Sur ce point, Ian Wilson, qui s'est livré à une enquête historique très poussée pouvoir fournir une réponse satisfaisante.  Selon lui, le Suaire serait la même relique que celle connue sous le nom de "Mandylion". 

 Cet objet appartenant à l'Eglise orthodoxe grecque semble avoir eu le même aspect général que le Suaire. Et, surtout, toutes les œuvres d'art qu'il inspira présentent les mêmes caractéristiques que celles relevées sur le suaire. Il n'est donc pas impossible que les artistes se soient directement inspirés du suaire.
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Il y a toujours eu des doutes au sujet du "Mandylion" On a suivi sa trace  à travers le Moyen Orient jusqu'à Constantinople, où il séjourna du 15 août 1044 au 12 avril 1204, puis de nouveau vers le Moyen-Orient, et enfin vers la France, où l'auraient ramené les chevaliers du Temple, jusqu'à Paris en 1307.

Apparemment, donc, tout se tient. Et il existe aujourd'hui d'assez nombreux arguments en faveur de l'authenticité du suaire : la nature du tissu, la présence de pollens orientaux, la forme générale du corps et la grande précision de l'emplacement des blessures, ainsi que la reconstitution historique plausible qu'en a donnée Wilson.

Il existe aussi des arguments puissants contre l'authenticité du suaire dont les taches de " sang "  ne semblent pas avoir pénétré le tissu... Il faut préciser que l’Évangile parle bien du suaire, mais il ne dit rien de l'empreinte qui s'y trouve. Et surtout, en octobre 1980 on a trouvé sur le suaire des traces de pigment. D'où la conclusion que le suaire aurait été confectionné de toute pièce en août 1336.

Que le suaire soit faux ou non, il reste à expliquer comment l'empreinte a pu être réalisée.
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La vaporographie est une hypothèse avancée et plausible.Dans cette hypothèse, le suaire aurait bien enveloppé un crucifié. La sueur et le sang dégagés par la victime auraient produit de l'urée. Cette dernière, en fermentant, aurait donné des vapeurs d'ammoniac, réagissant elles-mêmes avec l'aloès servant à l'embaumement. Il en aurait résulté une oxydation se traduisant par la teinte brune trouvée sur le tissu.

A la suite des études tridimensionnelles de l'empreinte, des physiciens ont émis l'hypothèse selon laquelle le suaire aurait pu être réalisé par un roussissement anormal du tissu sous l'influence d'une émission de chaleur par le corps du crucifié. Mais comment expliquer cette émission de chaleur ? Mais comment expliquer cette émission de chaleur ?

Tout simplement, selon les plus croyants, par la Résurrection. Dans cette hypothèse, le suaire ne représenterait donc plus l'image du Christ après sa mort, lais celle du Christ en train de ressusciter.

Pour terminer avec l'hypothèse du faux et du canular, on voit mal au XIIIe siècle des petits plaisantins mettre tout cela en œuvre en attendant sagement quelque siècle l'invention de la photographie pour pouvoir jouir pleinement de leur mise en scène. Le mystère continue.
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L'ensemble des nombreux résultats dont on dispose ne permet pas de conclure définitivement quant à la nature du Saint-Suaire.On ne peut dire s'il s'agit d'un faux ou de la trace authentique d'un crucifié. Cette dernière éventualité ne signifierait d'ailleurs pas obligatoirement qu'il s'agisse du Christ lui-même plutôt que d'un autre crucifié : à cet égard le problème reste entier.

Source : mystere-et-insolite.lo.gs


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